Musée Canadien Des Droits De La Personne, Concours

ARCHITECTES Saia Barbarese Topouzanov architectes, les architectes Tétreault, Parent, Languedoc et associés, Claude Cormier architectes paysagistes, Yann Kersalé
EMPLACEMENT Winnipeg, Canada
DATE 2004
CLIENT Community/Government partnership initiative

DESCRIPTION

Équipe : Dino Barbarese, Patrick de Barros, David Griffin, Louis-Charles Lanier, Jean-Louis Léger, Nadia Meratla, Marianne Potvin, Mario Saia, Vladimir Topouzanov

Le musée aspirait à la symbolique d’une forme architecturale propre à un lieu, mais dont le rayonnement s’étendrait mondialement. C’est le peuple métis, fruit de la rencontre entre les autochtones nord-américains et les européens, qui est source d’inspiration pour le projet. En effet, le drapeau métis arbore le symbole de l’infini : le rapprochement de deux civilisations en une communion éternelle. La forme du musée vise une prise de conscience de l’édification des droits de la personne et commémore les rencontres historiques qui ont eu lieu jadis sur le site ; ce faisant, elle décrit un nouveau lieu de convergence destiné à rapprocher les communautés entre elles. Le grand hall est placé à l’intersection de chemins en boucle, et se poursuit visuellement jusque dans la cour centrale. Pas à pas, le bâtiment se soulève et dévoile le panorama vers la ville et la rivière rouge. Le symbole de l’infini se déploie en trois dimensions, tel un ruban de Möbius, une voie interminable à l’image de la lutte millénaire pour les droits de l’Homme. La matérialité interminable du Möbius rappelle au visiteur que l’histoire est en mouvement perpétuel : le présent n’est qu’une projection du passé, et porte en son sein le futur. En franchissant le seuil du bâtiment, le visiteur est happé par ce continuum, il pénètre dans une architecture qui adopte la forme ininterrompue de l’histoire qu’elle raconte. Ce projet a été retenu au second tour d’un concours international d’architecture, parmi plus de 500 propositions.